Maman,

A l'approche du 3 août, même 9 ans après ta mort, le mal-être est là. Je me sens angoissée, triste et j'ai du mal à retenir mes larmes.

Bien sûr, le temps a rendu ton absence plus supportable, ce n'est pas comparable avec les premières années qui ont suivi ta mort.

j'ai remarqué un certain apaisement de ma douleur durant cette 9eme année passée sans toi...

Mais je réalise qu'il est moins fort que je ne le pensais car depuis fin la fin du mois de mai tout me revient encore et encore...

Ton malaise du 13 juin, l'hospitalisation, le verdict des medecins, l'espoir malgré et contre tout puis l'enfer de mon impuissance à te sauver, le désespoir de te voir mourir à petits feux....Et l'errance et l'extrême solitude après ta mort....L'impossibilité à accepter que tu sois morte. Je ne voulais pas que tu meurs. Je ne voulais pas. Je ne le supportais pas. Ce n'était pas possible.

L'apprivoisement de ton absence est un très long processus pour moi. Mais je sais que je vais y arriver Maman. C'est sûr.

Je t'aime.